Les refuges non gardés autour du Cortalets


Balatg

Situé à 1582 m. d’altitude sur la piste du même nom qui part du Col de Millères et qui aboutit au refuge des Cortalets.
Une cheminée, une grande table en bois et ces deux bancs, 2 lits au rez de chaussé, 4 lits à l’étage une terrasse avec un bancs et un orry à proximité. Pour l’eau, il faut remonter la piste forestière sur 100m.



Refuge de la Jasse des Cortalets

Situé à 1950 m. d’altitude sur la piste de Balatg qui part du Col de Millères et qui aboutit au refuge des Cortalets. Une cheminée, une table en fer bancale et un banc, 4 lits, une terrasse avec un bancs. Pour l’eau, il faut remonter la piste forestière sur 100m. dans un virage.
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Refuge de Pinateil

Situé à 1650 m. d’altitude sur le GR 10 qui part du Refuge des Cortalets et qui aboutit au refuge de Batère. Un Poêle, une table et un banc, 10 lits. Pour l’eau, à côté.
La cabane est infesté de punaises de lit…


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Refuge de Bonne Aigue

Situé à 1741 m. d’altitude sur le sentier qui part de Vernet Les Bains et qui aboutit au refuge des Cortalets.
Une cheminée, 14 lits. Il n’y a pas d’eau à proximité, pour la trouver il faut longer la piste en direction du Col des Voltes.



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Refuge ARAGO

Le syndicat Mixte Canigó grand site à entrepris la restauration du refuge Arago en 2014
canigo-grandsite
les travaux ont été effectué par l’association :
el-mener.fr]
http://el-mener.fr/canigou-grand-si...



1 874 - création du Club Alpin Français, société de personnes scientifiques et sportives pouvant financièrement se permettre de prendre des « congés », club de notables.
1 884 - Création, simultanément à Vernet les bains et à Perpignan de deux sections du CAF qui prennent respectivement les noms de « Canigou » et de « Roussillon ».
1 885 – construction du refuge ARAGO il y a 130 ans par la section du Canigou, dans la haute vallée du Cady, forêt domaniale, commune de Casteil, sur le versant sud du Canigó.
1 899 - Inauguration officielle du premier refuge gardé du massif, celui des Cortalets sur le versant Nord du Canigó (2 150 mètres d’altitude)
À la lisière de la forêt, à 2 123 mètres d’altitude, près d’une source est construit ce petit abri en pierre de 20 m2 permettant à quatre personnes de dormir et de se réchauffer au moyen d’une cheminée rudimentaire. Le but est de satisfaire les « touristes et les savants », le lieu est stratégique il correspond à la frontière de l’étage alpin au moment où il reste quelques arbres permettant de faire un peu de bois, près d’une source irriguant une belle pelouse alpine sur laquelle il fait bon s’allonger. Le fait en outre d’être à 1 h 30/2 heures du sommet permet aux alpinistes de voir depuis le sommet le soleil se lever sur la mer méditerranéenne (180 km de cote visible depuis la cime). Ce lieu stratégique est à la frontière psychologique de la montagne nourricière, celle des arbres des fleurs en aval, de celle du désert de pierre stérile qui lui succède en amont. L’étage supérieur, plus austère est un territoire moins connu ou l’homme s’aventure peu, à cette époque tout n’est pas encore entièrement découvert, analysé, cartographié, il reste de la place pour l’aventure. L’état d’esprit des alpinistes de ce siècle est à la découverte mais pour cela il faut affronter une nature encore bien présente où l’ours, le loup, les légendes sont de la parties… Un refuge en pierre n’est pas du superflu.
Un petit groupe de bergers réside à peine au-dessus, leurs buts est de se nourrir, de se fait ils n’ont que très peu de temps pour l’esprit d’aventure ou scientifique, ils font paître leurs bêtes sur les pelouses alpines et sur les quelques rares touffes d’herbes poussant entre les pierres. N’ayant pas la science de l’écriture, éloignés du flux des villes, ils ne laissent que peux de trace de leur présence dans les archives. On les jalouse pour leurs connaissances des lieux, on les moque un peu de devoir vivre là dans l’austérité pour survivre et quand en 1 887 le refuge Arago est détruit suite au poids de la neige, on accuse les bergers d’avoir récupéré les boiseries et charpentes pour leurs usages personnels… Le refuge est alors réhabilité en 1931, avec récupérations des matériaux sur place, à la fois du refuge et d’un corral de berger situé plus en amont. y rajoutant de la chaux du sable du gravier et du bois, le coût de la restauration est de 203,05 euros. À cette époque on utilise un camion puis un portage animal.
En 1975 il faut à nouveau le réhabiliter, refaire la toiture, on utilise un camion puis un portage animal, ainsi que l’hélicoptère le coût est de 3 122,44 € En 2 014 le refuge s’effondre, il est démonté entièrement et rebâtie avec la même pierre avec un soutènement en hourdi sur des fondations et une dalle neuve, poêle, porte, fenêtres, un chef-d’œuvre réalisé par l’association El Méner qui entend bien passer le siècle sans sourciller Christian, Pierre, Philippe, Jose, Luc Stéphane François, Bruno sont les travailleurs du bâti, Fabien quant à lui s’occupe du transport de matériel par les ânes. Un hélicoptère aide pour le transport des marchandises et la descente des déchets. Le coût de la réalisation est de 40 904,49 € Bien sûr au niveau des coûts il faut remettre tout cela dans le contexte, l’inflation, le pouvoir d’achat, le salaire moyen.
Pour la randonnée :
Au début du siècle pour aller de Casteil (800 mètres d’altitudes) à Arago il faut compter 4 h 30 à pied puis jusqu’au Pic du Canigou (2 784,66) 6 h 15, avec le retour il fallait compter 10 heures de marches. Ce refuge permettait donc de faire le sommet en deux jours et de pouvoir profiter pleinement des lieux. Aujourd’hui vous pouvez vous garer en voiture au Col de Jou situé quelques kilomètres après Casteil, pour rejoindre le refuge gardé de Mariailles il faut marcher 45 minutes à 1 heure. De ce refuge pour Arago une heure à 1 h 30. Du refuge des Cortalets il faut compter 3 h 30 pour le rejoindre, le plus court est de passer par le Barbet et la porteille de Valmanya.